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La formidable Histoire des poils de tête d’Erys

J’ai décidé de laisser pousser mes cheveux. Car oui, j’ai envie de changer de tête. Pas au sens propre hein, c’est pas vraiment faisable. Il y a bien des greffes de visage mais c’est un autre sujet. Bref, j’ai décidé se laisse pousser mes cheveux. 
Mais pour que vous compreniez bien, voici un petit récapitulatif de l’Histoire de mes cheveux.
1997 : 
Erys vient de naître. C’est un bébé très moche avec un bleu énorme sur le front et pas un poil sur le caillou.
Niveau sur l’échelle de Raiponce : -4

1999 :
Erys a deux ans. Et des cheveux. Très peu. Fins. Tous raides et électriques quand on les touche. Elle porte le carré court et la frange. En bonne petite victime de la vie, elle a peur quand on lui coupe les cheveux. 
Niveau sur l’échelle de Raiponce : 4

De 2000 à 2005 :
Erys garde cette coupe au carré, avec une frange très courte et bien rarement droite puisqu’elle est régulièrement coupée par sa mère. Pour l’instant, c’est une mignonne enfant.
Niveau sur l’échelle de Raiponce : 4

De 2005 et 2009 :
Erys a laissé un peu pousser ses cheveux. Elle les noue en deux nattes qui rebiquent telle fifi brindassier. Mais en brune.
Niveau sur l’échelle de Raiponce : 6

De 2010 à 2012 :
Erys, dans toute sa splendeur de préadolescente ringarde et boutonneuse, tente de laisser pousser ses cheveux comme ceux de la fille la plus belle du collège. Evidemment, sa tentative échouera. Ses cheveux ont épaissi comme de la paille, gonflent et rebiquent sur ses épaules, incapable de descendre plus bas. Elle les noue alors constamment en chignon afin de ne pas ressembler à un caniche mal toiletté. Une grosse frange qu’on pourrait qualifier de dégueulasse est parfaitement assortie à ses lunettes et son appareil dentaire. Ressembler à un clafoutis intello c’est toujours mieux qu’un caniche. 
Niveau sur l’échelle de Raiponce : 8

2013 :
Pour son année de 3e, Erys a tout coupé. En un carré qui pourrait être joli si sa face suivait. Quoiqu’il en soit, c’est déjà une avancée.
Niveau sur l’échelle de Raiponce : 4

Entre 2014 et 2015 :
Erys continue de couper ses cheveux de plus en plus court. Son visage est désormais regardable. Enfin disons qu’elle ne brise plus les miroirs quand elle se regarde dedans. Elle les fissure juste.
Niveau sur l’échelle de Raiponce : 2

2016 : 
Erys a découvert une nouvelle confiance en elle, due non seulement à la non-capillarité de sa tête qu’elle trouve pratique et jolie, mais aussi à la non-capillarité du reste de son corps. Ses cheveux sont tels ceux d’un jeune anglais, et ça lui plait. Mais, Erys reste une fille. Donc elle est chiante, logique. Voilà pourquoi elle décide malgré tout de changer à nouveau, et de laisser pousser ses cheveux
Niveau sur l’échelle de Raiponce : 1

2017 : 
Erys, suite à toute cette capillarité, a fini par faire une Britney, c’est à dire qu’elle s’est rasé la tête, révisez vos classique bordel de chignon. Néanmoins elle chante toujours Toxic à merveilles. 
Niveau sur l’échelle de Raiponce : -67823

Voilà.
En fait j’en ai marre d’avoir quasi la même tete depuis presque 3 ans, alors j’aimerais me refaire pousser les cheveux dans un carré long. Sans frange, no way. Or, pour éviter le désastre de mes années collège, cela veut dire que je vais devoir investir dans un fer à lisser. Et me brûler avec, bien naturellement. Mais ce qui me fait le plus peur, ce sont les stades par lesquels je vais devoir passer entre ma coupe bien, et la coupe longue. Je sens que ça va être d’une laideur… En plus d’un lisseur, je sens que je vais m’acheter des chapeaux pour cacher le désastre. 

Bon. Me connaissant, une fois que j’aurais enfin réussi à avoir la coupe que je veux, je me regarderais dans un miroir, puis foncerais chez un coiffeur afin de recouper tout le matos bien court, parce que je trouverais que les coupes courtes sont bien plus jolies, pratiques, originales et sexy, et que je suis une adepte du combo « non-seins/non-cheveux mais féminine », bitches. M’enfin bon, j’ai quand même envie d’essayer les cheveux au vent… *w*

Pour finir cette thèse qui m’a pris 16 longues annéesminutes de travail, j’aimerais finir sur une magnifique citation aussi sexiste que Donald Trump d’une de mes anciennes prof de français : 
« La féminité d’une femme est représentée par sa chevelure longue. Une femme sans cheveux ne peut pas être pas symbole de féminité. »

Mes sœurs et frères, vagins ou pénis, cheveux longs ou courts, KFC ou Mcdo, révoltez vous!

Cet article est soutenu par les voies fantômes de mes amis Diggory, Raiponce et Banana. On vous aime. 

 

 

I am so militante  c’est trop beau jvé pleurai RT si T trist.

 

 

 

*Tu as réellement fait un article sur tes cheveux…?*

Les Aventures d’Erys et Kiwi : Un week-end de fête !

C’est fou ce que ce titre à un côté livre de jeunesse catégorie 3-5 ans.

Vous avez deviné de quoi je vais parler? Ouiiii! Bravo!!! Du pourcentage de chat à poils longs dans le 16eme arrondissement de Paris!

Ok non.

Je vais vous parler de mon week-end. Le dernier, celui du 9 au 10, pas celui de la semaine prochaine, je suis pas encore devin.

Je vais vous en parler parce que j’ai fait des trucs trop cool!! :)

Vendredi, je suis allée chercher Kiwi à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle Terminal 2. Du coup j’ai du prendre le RER B. À Gare du Nord. À 18h30. Est-ce que vous vous rendez compte du délire ou pas? Non parce que Gare du Nord, à 18h c’est… comment dire… ABSOLUMENT L’ENFER!! Et encore, l’Enfer c’est mieux. Du coup j’ai été coincée 5 minutes au milieu des escaliers. Si si. 5 minutes. Au milieu des escaliers. Ensuite j’ai finalement réussi à avoir un RER, malgré le monde sur le quais qui était le double du monde dans le wagon, mais j’ai, contre toute attente, réussi à rentrer dans un train. Puis s’en est suivi un long voyage direction l’aéroport. J’avais pris exprès un peu d’avance car je savais que la RATP n’étais que très rarement fiable et je ne voulais pas rater l’arrivée de Kiwi. Finalement, j’ai dû attendre un peu, entre les deux pôles Arrivée 1 et 2, car je ne savais pas quelle sortie Kiwi arrivait et je ne voulais pas le rater. Finalement je l’ai vu arriver, alors je me suis mise à courir vers lui au ralenti, un champ de marguerites avait remplacé l’aéroport et le soleil brillait et les oiseaux chantaient et les fleurs sentaient bon. Nan j’déconne. C’était toujours l’aéroport avec le bruit, les valises, les militaires et les caprices d’enfants aux poches dégoulinants de souvenirs et autres sucreries mais qui continuent à réclamer des glaces à leurs parents décérébrés.
Wow.
Trop de positivisme.
Non en vrai c’était cool, je lui ai fait un gros câlin tout doux tout mou. Il était beau et il sentait bon. Ça faisait 5 semaines et demi que j’avais pas vu sa petite bouille de renard malin. J’étais contente. Je crois que lui aussi. En bon sudiste, il avait juste un t-shirt. Ça va de soi.
Ensuite, on a pris le RER B dans l’autre sens, obviously. Mais avant, on a du prendre un billet de RER. Et on a grave galéré. Déjà parce qu’on a essayé avec la carte de Kiwi et que cette fifolle (la carte, pas Kiwi) a refusé le paiement, alors on a essayé avec la mienne, mais le code n’a pas marché non plus, alors ça m’a saoulé et j’ai recommencé le paiement, mais ma main a ripé alors je me suis retrouvée avec la machine en italien et ENFIN j’ai pu avoir un billet pour Kiwi. À 10 euros. 10 euros. UN billet. Bref.

RER.

RER RER RER.

Encore RER.

Toujours RER.

Métro.

Encore métro.

Voilà, maison.

On a mangé des pâtes bolo parce que j’avais vraiment énormément d’inspiration.

Le lendemain, on a fait une belle journée de glandouille, on a fait la grasse mat’, (ça faisait longtemps que j’en avais pas fait!!), on a mangé des frites et des gressins, on a regardé des films et des épisodes de My Little Pony, parce que j’ai converti Kiwi à My Little Pony et on a élaboré que si un jour on vivait ensemble, on aurait deux chats nommés Phénol et Godot, Phénol parce que c’est une molécule féminisante avec un nom rigolo, et Godot juste pour pouvoir faire la vanne « On a perdu Godot » si jamais il s’enfuyait ou « On a retrouvé Godot » s’il revient.
Le soir, j’ai dit à Kiwi de mettre ses chaussures, car on devait y aller. Là il m’a regardé avec ses yeux d’enfant perdu et m’a dit « Aller où? » Eh, bien c’était une surprise. Evidemment, vu qu’on est deux belles caves, on était un peu à l’arrache pour le rendez-vous prévu à 21h30, et on est arrivés pile poil. Surtout qu’il fallait que je trouve le lieu. C’est comme ça qu’on s’est retrouvés dans un petit théâtre caché près de l’Hotel de Ville, pour assister à une représentation d’En Attendant Godot, comme c’est original Jesus, qui était plutôt bien, un peu clichée, mais bien. En tous cas, Kiwi, il a trop aimé. Et c’est cool. Ça veut dire qu’il aime Star Wars ET Godot, qui sont les deux amours de ma vie, (avec Kiwi et Jiji, obviously. *Ravi de l’apprendre*) donc c’est bon, je le garde.

Du coup on est rentrés assez tard car la représentation était à 21h30 et que ça a duré longtemps. Puis on s’est en plus couchés plus tard, même si on était crevés et qu’en plus le lendemain on devait aller à 11h à l’expo sur l’art des studios Blue Sky (L’Âge de Glace, Rio…) aux Arts Ludiques. Ça coûte un peu cher, mais l’expo est vraiment immense ptn, et vraiment ca-non!!  Puis, comme le quartier est vraiment cool, (à coté de ma fuck wallah), on est allés chercher un domac et on a mangé sur l’herbe au Jardin des Plantes. Au soleil. Et dieu qu’il faisait chaud. J’avais un t-shirt, léger, mais à manches longues, j’ai failli mourir. De chaud. À Paris. Wut. On était entourés de pleiiiine d’enfants mais ça va j’avais pas envie de les taper, et même qu’il y avait des scouts un peu drôles mais un peu bruyantes.

Comme on était au Jardin des Plantes, on a décidé d’aller squatter la Grande Galerie de l’Évolution, qui s’avère être gratuite pour les -26 ans, ce qui pète le feu. Du coup on a vu tous les animaux de la mer, des vraiment vraiment très grosses raies (j’ai envie de faire une vanne retenez-moi), des dauphins, des poissons lune, bref, tout le bazar. Du coup Kiwi m’a touuuuuut bien expliqué. Ensuite on a vu des animaux d’Afrique et des insectes. Les insectes c’était cool. Puis on en a eu marre alors on est allés voir les squelettes. Car moi je voulais VRAIMENT voir les dinosaures, car j’adoooooore les dinosaures. Du coup on en a vu plein!!!!!! Pleiiiin <3 C’était bo.

Puis après il commençait à être tard alors on est rentrés avec nos 3/4 d’heure de métro là et c’était cool.

Et puis Kiwi il m’a offert une bague avec un renard QU’EST VRAIMENT TRÈS TRÈS BELLE *^*

Tiens, je vais vous mettre des tofs.

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Bon, je vous laisse, je vais boire mon jus d’orange sanguine dans mon amphi d’histoire du théâtre. 

 

« Mais à cet endroit, en ce moment, l’humanité, c’est nous. »

Vous connaissez le meilleur livre du monde? Le meilleur. Si si, le meilleur. Je vous dis que c’est le meilleur. C’est le meilleur point. *Erys, ton excès de subjectivité est accablant.* TG toi.
Le meilleur livre du monde, c’est une pièce de théâtre. *Etonnant.*
Et cette pièce de théâtre, c’est En Attendant Godot, de Samuel Beckett. *Encore plus étonnant.*
Je ne vais pas vous faire un résumé de la pièce.
En fait si. *Doux Jesus.*
C’est deux gars, Vladimir et Estragon, qui attendent un autre gars, Godot, qui ne vient jamais.
Voilà. *C’était vraiment un court résumé…*
Oui. Et je ne vais pas vous en dire plus. Cet article ne sert pas à ça. Je ne vais pas vous faire une thèse sur Godot ou sur pourquoi est-ce la meilleure pièce d’absurde de l’univers, ni même vous expliquer pourquoi j’aime autant cette pièce ou encore ce que j’en pense objectivement. J’aimerais juste vous partager quelques répliques de ce chef-d’oeuvre. Mes préférées. Celles que j’ai surlignées, au fur et à mesure de mes lectures de cette pièce, et vous les faire découvrir ou redécouvrir. 
Je ne vais pas vous inciter à lire ou voir la pièce, (même si vous devriez.) Mais je voudrais juste partager des répliques qui m’ont marquées avec vous. Allez. Let’s go.
*Tu es consciente que quasiment tout ton livre est surligné?*
VLADIMIR. – Alors?
ESTRAGON. – Rien.
VLADIMIR. – Fais voir.
ESTRAGON. – Il n’y a rien à voir.
VLADIMIR. – Essaie de la remettre.
ESTRAGON (ayant examiné son pied). – Je vais le laisser respirer un peu.
VLADIMIR. – Voilà l’homme tout entier s’en prenant à sa chaussure alors que c’est son pied le coupable.

 

ESTRAGON. – Les gens sont des cons.

 

ESTRAGON. – Allons-nous en.
VLADIMIR. – On ne peut pas.
ESTRAGON. – Pourquoi ?
VLADIMIR. – On attend Godot.
ESTRAGON. – C’est vrai.

 

ESTRAGON. – Qu’est-ce que c’est ?
VLADIMIR. – On dirait un saule.
ESTRAGON. – Où sont les feuilles ?
VLADIMIR. – Il doit être mort.
ESTRAGON. – Fini les pleurs.
VLADIMIR. – A moins que ce ne soit pas la saison.
ESTRAGON. – Ce ne serait pas plutôt un arbrisseau ?
VLADIMIR. – Un arbuste.
ESTRAGON. – Un arbrisseau.
VLADIMIR. – Un- (il se reprend). Qu’est-ce que tu veux insinuer ? Qu’on s’est trompés d’endroit ?

 

ESTRAGON. – Qu’es-ce qu’on fait maintenant ?
VLADIMIR. – On attend.
ESTRAGON. – Oui, mais en attendant ? 

 

ESTRAGON. – Si on se pendait ?
VLADIMIR. – Ce serait un moyen de bander.
ESTRAGON (aguiché). – On bande ?
VLADIMIR. – Avec tout ce qui s’en suit. Là où ça tombe il pousse des mandragores. C’est pour ça qu’elles crient quand on les arrache. Tu ne savais pas ça ? 

*Tu sais que certains de tes lecteurs sont jeunes hein?*
Oui, mais ils sont matures.

 

ESTRAGON. – On n’a plus de droits ? 
Rire de Vladimir, auquel il coupe court comme au précédent. Même jeu, moins le sourire.
VLADIMIR. – Tu me ferais rire, si cela m’était permis. 

ESTRAGON. – Nous les avons perdu ?
VLADIMIR (avec netteté). – Nous les avons bazardés.
Silence.

 

VLADIMIR. – Charmante soirée.
ESTRAGON. – Inoubliable. 

 

ESTRAGON. – Alors, adieu.
POZZO. – Adieu.
VLADIMIR.  - Adieu.
ESTRAGON. – Adieu.
Silence. Personne ne bouge.
VLADIMIR. – Adieu.

POZZO. – Adieu.
ESTRAGON. – Adieu.
Silence.
POZZO. – Et merci.

VLADIMIR. – Merci à vous.
POZZO. – De rien.
ESTRAGON. – Mais si.
POZZO. – Mais non.
VLADIMIR. – Mais si.
ESTRAGON. – Mais non.
Silence.
POZZO. – Je n’arrive pas… (il hésite)… à partir.

ESTRAGON. – C’est la vie.

 

VLADIMIR. – Ça a fait passer le temps.
ESTRAGON. – Il serait passé sans ça.
VLADIMIR. – Oui. Mais moins vite.

 

VLADIMIR. – Ils ont beaucoup changé.
ESTRAGON. – Qui ?
VLADIMIR. – Ces deux-là.
ESTRAGON. – C’est ça, faisons un peu de conversation. 

 
VLADIMIR. – Mais tu ne peux pas aller pieds nus.
ESTRAGON. – Jésus l’a fait.
VLADIMIR. – Jésus ! Qu’est-ce que tu vas chercher là ! Tu ne vas tout de même pas te comparer à lui ?
ESTRAGON. – Toute ma vie je me suis comparé à lui.
VLADIMIR. – Mais là-bas il faisait chaud ! Il faisait bon !
ESTRAGON. – Et on crucifiait vite. 

 

ESTRAGON. – Ne me touche pas. Ne me demande rien ! Ne me dis rien ! Reste avec moi.
VLADIMIR. – Est-ce que je t’ai jamais quitté ?
ESTRAGON. – Tu m’as laissé partir.

 

ESTRAGON. – Nous sommes contents. (Silence.) Qu’est-ce qu’on fait, maintenant qu’on est contents ?
VLADIMIR. – On attend Godot.
ESTRAGON. – C’est vrai.

 

ESTRAGON. – Mais non, je n’ai jamais été dans le Vaucluse ! J’ai coulé toute ma chaude-pisse d’existence ici, je te dis ! Ici ! Dans la Merdecluse !

 

VLADIMIR. – [...] Pendant le petit pendant et le bref après.

 

Silence.
VLADIMIR. – Ça fait comme un bruit de plumes.
ESTRAGON. – De feuilles.
VLADIMIR. – De cendre.
ESTRAGON. – De feuilles.
Long silence.
VLADIMIR. – Dis quelque chose !

ESTRAGON. – Je cherche.
Long silence. 

 

VLADIMIR. – D’où viennent tous ces cadavres ?
ESTRAGON. – Ces ossements.
VLADIMIR. – Voilà. 

 

ESTRAGON. – [...] Ce n’est pas le vide qui manque.

 

VLADIMIR. – Si tu les essayais.
ESTRAGON. – J’ai tout essayé.
VLADIMIR. – Je veux dire, les chaussures. 

 

ESTRAGON. – On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l’impression d’exister ?

 

VLADIMIR. – [...] Décidément cet arbre ne nous aura servi à rien.

 

Ils s’embrassent. Silence.
VLADIMIR. – Comme le temps passe quand on s’amuse !

Silence.

 

VLADIMIR. – [...] Mais je crains une chose ?
ESTRAGON. – Quoi?
VLADIMIR. – Que Lucky se mette en branle tout d’un coup. Alors nous serions baisés. 

VLADIMIR. - Ne perdons pas notre temps en vains discours. (Un temps. Avec véhémence.) Faisons quelque chose, pendant que l’occasion se présente! Ce n’est pas tout les jours que l’on a besoin de nous. Non pas a vrai dire qu’on ait précisément besoin de nous. D’autres feraient aussi bien l’affaire, sinon mieux. L’appel que nous venons d’entendre, c’est plutôt à l’humanité tout entière qu’il s’adresse. Mais à cet endroit, en ce moment, l’humanité c’est nous, que ça nous plaise ou non. Profitons-en, avant qu’il soit trop tard. Représentons dignement pour une fois l’engeance où le malheur nous a fourrés. Qu’en dis-tu? (Estragon n’en dit rien.) [...]

ESTRAGON. – Nous naissons tous fous. Quelques uns le demeurent.

 

VLADIMIR. – Je te dis qu’il s’appelle Pozzo.
ESTRAGON. – C’est ce que nous allons voir. Voyons. (Il réfléchit.) Abel ! Abel !
POZZO. – À moi !
ESTRAGON. – Tu vois !
VLADIMIR. – Je commence à en avoir assez de ce motif.
ESTRAGON. – Peut-être que l’autre s’appelle Caïn. (Il appelle.) Caïn! Caïn! 
POZZO. – À moi !
ESTRAGON. – C’est toute l’humanité.

ESTRAGON. – Regarde moi ce petit nuage.
VLADIMIR (levant les yeux.) – Où ?
ESTRAGON. – Là, au zénith.
VLADIMIR. – Eh bien ? (Un temps) Qu’est-ce qu’il a de si extraordinaire ?

*Tu devrais peut-être recopier le bouquin entier.*
Arrête où je le fais vraiment.

POZZO. – [...] Qu’est ce qu’il attend ?
VLADIMIR (À Estragon). – Qu’est ce que tu attends ?
ESTRAGON. – J’attends Godot.

 

POZZO (soudain furieux). – Vous n’avez pas fini de m’empoisonner avec vos histoires de temps ? C’est insensé ! Quand ! Quand ! Un jour, ça ne vous suffit pas, un jour pareil aux autres il est devenu muet, un jour je suis devenu aveugle, un jour nous deviendrons sourds, un jour nous sommes nés, un jour nous mourrons, le même jour, le même instant, ça ne vous suffit pas ? 

ESTRAGON. – [...] Allons-nous en. On ne peut pas. C’est vrai. 

 

VLADIMIR. – [...] À cheval sur une tombe et une naissance difficile. Du fond du trou, rêveusement, le fossoyeur applique ses fers. On a le temps de vieillir. L’air est plein de nos cris. 

 

VLADIMIR. – Alors, on y va ?
ESTRAGON. – Allons-y.
Ils ne bougent pas.

Ma grand-mère, un jour, a posé une tarte sur une chaise et s’est assise dedans.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de ma grand-mère maternelle, car c’est une dame vraiment formidable que j’aime très très fort, et qui est mon modèle de grand-mère. C’est à dire que, quand j’aurais son âge, si un jour j’ai son âge, car oui, on sait jamais, j’aimerais lui ressembler.

Ma grand-mère aime :

  • Les doudounes
  • Les séries américaines comme Lost, Breaking bad ou The Walking Dead
  • Les séries françaises comme Un Village Français, Braquo ou Mafiosa
  • Souchon, Balavoine et Raphaël
  • Monoprix
  • Les Converses et les Bensimon
  • Les foulards
  • Entretenir son jardin
  • Se couper en entretenant son jardin
  • Monter sur une échelle en équilibre instable en entretenant son jardin
  • Faire des tartes
  • Faire du couscous
  • Faire des quiches
  • Faire du poisson
  • Faire de la viande
  • Faire la cuisine
  • Bronzer
  • Fumer
  • La bière
  • La science-fiction
  • Se faire belle
  • Les crèmes pour le corps
  • Agnès B.
  • Son iPad
  • Recevoir des invités
  • Faire les courses
  • Acheter des surgelés
  • Laurent Delahousse
  • Sa famille

Les petites habitudes de ma grand-mère :

  • Faire les courses 2 fois par jour
  • Se faire un thé, l’oublier, le boire froid
  • Aimer des pages Facebook
  • Perdre ses clefs
  • Perdre ses lunettes
  • Perdre son téléphone
  • Crier « Imbécile ! » quand elle fait une bêtise
  • Casser des choses
  • Être toujours très chic
  • Regarder des séries dans son lit
  • Aller déjeuner à la plage dès le mois de mars
  • Collectionner les flacons
  • Demander si on veut encore à manger même si on vient d’avaler l’équivalent d’un éléphant en nourriture.
  • Manger un chewing-gum à la menthe avant de dormir

 

♥ Si tu vois cet article, je t’aime Framboise. ♥

 

Informations tions tions tions

Le blog Les Ombres (vous savez, notre BD avec Raiponce (#Ierothôt)) est enfin lancé!! ;) Allez y faire un tour si ça vous intéresse! ;)
Les infos sur les nouveaux articles, que ce soit sur Sang d’Encre, Animaflexion, Les Ombres ou Le Petit Blog Inutile sont toutes partagées sur la page Facebook de ce blog! ;)

 

DO IT! JUST DO IT!

COUCOU C’EST RE-MOI!!!

Alors, j’ai demandé à Raiponce et sa réponse (lol) à propos d’utiliser son script pour faire une BD LUI A VACHEMENT PLU!! Du coup il est d’accord!! Dès demain je me mets au travail!!! Yay!!! J’ai trop hâte nom d’un chien!! :D

Voilà, c’est tout.

Bonne nuit mes rats. 

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